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Moïse OHAYON (Promo 2005, Paris) : La soif d'apprendre et de se surpasser
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2AI : Bonjour Moïse Ohayon, vous êtes un ancien de Paris, Promo 2005 en SUP et vous êtes aujourd'hui Quantitive Risk Analyst au sein de Nexar Capital à New York. Pouvez-vous retracer pour nous en quelques mots votre parcours en sortant de l'ISEG ?
Moïse Ohayon : Avant la fin de mon cursus à l'ISEG Paris, je travaillais déjà en tant que Portfolio Analyst au sein de Richelieu Patrimoine Investissement qui gérait un portefeuille immobilier pour ses investisseurs. J'ai ensuite intégré le leader mondial en distribution de matériel informatique Tech Data France en qualité de consultant spécialisé pour les produits réseaux. J'y répondais aux appels d'offre de clients Institutionnels et Corporate. Après une année passée au sein de Tech Data, j'ai décidé de revenir à ma passion qui est la Finance en intégrant la Manchester Business School - The University of Manchester en 2007 où j'ai obtenu un Master of Science in Finance en 2008. Avant la fin de mon cursus universitaire, j'ai intégré la Société Générale - Asset Management dans les équipes Fund of Hedge Fund en qualité de Research Analyst où j'étais en charge de sourcer de nouveaux Hedge Funds et faire des recommandations d'investissement sur ces derniers. Après un an de stage passé à la "Générale", j'ai été débauché par Nexar Capital Group qui est un Asset Manager où je suis responsable des calculs de risques de nos fonds. J'effectue des "stress test" scenarios en simulant des chocs probables sur nos portefeuilles d'investissement. Pour vous donner un exemple, je prédétermine des facteurs de choc (par ex. S&P 500 up/down 10%, USD up/down 5%, GSCI up/down 10%,...) et cela me permet de calculer et de prévoir l'évolution possible de notre portefeuille.

2AI : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre entreprise et votre poste actuel ?
Moïse Ohayon : Nexar Capital Group est une plateforme de gestion alternative qui a été fondée en 2009 par une équipe d'anciens gérants de Société Générale Asset Management à New York et s'occupe de créer et de gérer des fonds de fonds aux Etats-Unis et en Europe.
2AI : Comment la récente crise financière a-t-elle impactée votre métier ?
Moïse Ohayon : La crise de 2008 a affecté toutes les sociétés de gestion d'actifs en provoquant des retraits massifs d'investissement suite à la perte de performance. Aussi, mon métier est de créer des produits capables de mitiger ces risques de perte en performance par la diversification des risques et une gestion dynamique de nos investissements.
2AI : Vos coups de cœur dans ce métier ?
Moïse Ohayon : L'esprit d'équipe est primordial, le stress est permanent, les journées sont longues et ne se ressemblent jamais, la soif d'apprendre en continu et de se surpasser en permanence. C'est passionnant !
2AI : Comment vous projetez-vous dans l'avenir ?
Moïse Ohayon : Je suis issu d’une famille négociant en matières premières notamment en métaux non-ferreux, mon rêve est de prendre toutes mes connaissances et expériences en Risk et Research afin de pouvoir me focaliser sur une carrière en Trading de matières premières.
2AI : Gardez vous un souvenir marquant/insolite de vos années ISEG ?
Moïse Ohayon : Je garde un souvenir exceptionnel du Business Game ou je devais présenter notre projet (restaurant marocain) en salle d’amphi qui contenait au minimum 300 étudiants. Mon excitation était à son paroxysme et en présentant notre restaurant (je pense qu’on l’avait appelé «Le Marrakech» en hommage à ma ville natale), j’ai pris un accent marocain à la «Gad Elmaleh» sans le vouloir, et les profs et étudiants étaient pliés de rire et moi aussi d’ailleurs. Cela nous a valu de remporter le Business Game pour la meilleure présentation. C’est un souvenir mémorable, je pense même que Matthew Kelly s’en souvient encore!
2AI : Avez-vous participé à l'After-Work du Club 2AI à New York ?
Moïse Ohayon : Non, je ne savais pas qu’il existait un Club 2AI sur NY. Auriez-vous les coordonnées du Club ?
2AI : Qu'attendez-vous de l'association des Anciens ?
Moïse Ohayon : J’attends un réseau d’anciens fort sur plan national comme international afin qu’il reflète l’image de l’ISEG à travers les entreprises dans lesquelles ils travaillent. Il faut aussi pouvoir s’aider les uns et les autres au niveau carrière, business et futurs opportunités. C’est ça la force d’un réseau !
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François PLOS (Promo 2008, Paris ): Coordinateur E-Business chez Manutan
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2AI : Bonjour François, vous êtes un jeune diplômé de Paris, Promo 2008 et vous êtes aujourd’hui dans un groupe membre de l’indice CAC Small 90 . Pouvez vous nous expliquer comment vous avez construit votre cv au cours de vos études pour arriver aujourd’hui dans un groupe présent dans pas moins de 20 pays européens?
François PLOS : Lors de mon cursus et grâce aux opportunités de stage, j’ai pu découvrir différentes facettes des métiers du marketing et du commerce que ce soit à l’étranger ou en France. Cela m’a permis d’affiner le poste et l’environnement dans lequel je souhaitais travailler après l’ISEG. Je me suis d’abord orienter vers des fonctions commerciales pour ensuite évoluer vers des fonctions marketing. Mon objectif était de profiter des stages pour découvrir plusieurs fonctions afin d’avoir une idée précise de mon futur métier.
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le groupe pour lequel vous travaillez et le poste que vous occupez ?
François PLOS : Manutan est le généraliste européen de la vente à distance d’équipements pour entreprise et collectivités. Ce qui signifie un environnement évolutif, compétitif et international. Malgré cela Manutan reste un groupe à dimension humaine dans lequel le collaborateur est mis en avant. Mon poste a pour objectif de coordonner et développer la mise en place de solutionE-procurement (gestion électronique des approvisionnements). Pour cela, le coordinateur E-Business est au cœur des relations entre les équipes commerciales, les clients et les différents services internes (informatique, base de données). Il est important d’entretenir de bonnes relations avec l’ensemble des parties afin d’avancer et de travailler dans les meilleures conditions. Chaque cas est à considérer comme un projet à part entière avec un planning à respecter.
Quelles sont les qualités requises pour mener à bien vos missions?
Afin de réussir les différentes missions, la première qualité est l’organisation. Il est nécessaire de ne pas se laisser dépasser et gérer les différents dossiers de front. Pour cela il faut être rigoureux et bien planifier les différentes étapes à respecter, car le respect des délais fait partie intégrante du succès des projets et de la satisfaction des clients.
La communication fait également partie des éléments à maîtriser afin de pouvoir écouter et comprendre les problématiques d’un dossier, de l’expliquer et de développer des solutions adéquates. Etant en relation avec différents services en internes et avec des clients issus de secteurs d’activité différents, avoir un bon relationnel et une ouverture d’esprit sont des plus qui permettent de travailler dans les meilleures conditions.
Vos coups de cœur dans ce métier ?
Chaque nouvelle solution à mettre en place est un nouveau projet avec de nouvelles contraintes et de nouveaux objectifs. Ce métier m’a permis d’appréhender la gestion de projet sur des projets de tailles petites et moyennes. De plus grâce à ce poste je suis en relation avec beaucoup de personnes différentes, ce qui me permet de m’enrichir personnellement.
Mon principal coup de cœur se retrouve à chaque fin de projet lorsque nous recevons la première commande, c’est la satisfaction d’avoir finalisé et accomplis le travail.
Vous plaisez vous dans ce groupe?
Oui. Le groupe Manutan est en perpétuel mouvement. Depuis mon arrivée dans ce groupe, il n’y a pas un instant où un nouveau projet n’est pas lancé. De plus les collaborateurs sont invités à participer à l’ensemble de ces projets. L’exemple type est le projet DREDA (futur nouveau site). Ce projet regroupe un ensemble de sous-projets et d’évolutions qui emmèneront Manutan vers son nouveau site HQE (haute qualité environnementale) sur Gonesse. A chaque étapes de ce projet les collaborateurs ont été et sont consultés et informés pour faire de ce site, un projet collaboratif.
Quelles ont été vos expériences professionnelles au long de vos années à l’ISEG ?
L’ISEG nous a donnés l’opportunité d’acquérir de l’expérience professionnelle à travers nos stages. J’ai donc effectué une partie de ces stages dans des fonctions commerciales (gestion de commandes, vendeur, administration des ventes) et une autre partie de ces stages dans des fonctions marketing (assistant chef de produits, mise en place d’opérations promotionnelles).De plus j’ai tenté ma chance à l’étranger afin de découvrir un autre pays et un autre fonctionnement (l’Allemagne). J’ai pu donc mettre à profit ces expériences françaises et étrangères pour orienter ma recherche d’emploi après le diplôme.
Un conseil pour les jeunes diplômés ?
Si j’ai un conseil à donner je leur dirais de bien cibler leur recherche d’emploi afin de postuler à des postes correspondants à leur profil et à leur motivation. Le but est d’éviter de répondre à une multitude d’offres d’emploi sans réelle conviction et surtout de se concentrer sur des candidatures pertinentes. Je pense qu’il vaut mieux une dizaine de candidatures bien préparées et bien suivies plutôt que d’envoyer 500 CV sans en assurer le suivi et de prendre le risque d’atterrir sur un poste qui ne nous plaira pas.
Un souvenir marquant de vos années à l’ISEG ?
Clairement l’ensemble de la 5ème année et plus particulièrement la session universitaire à New-York. C’est certainement l’année ou l’enrichissement personnel est le plus intéressant et surtout la vie à New York n’a pas de comparaison !
Qu’attendez-vous de l’ISEG et de l’association des anciens ?
J’attends de l’ISEG qu’elle continue à former de jeunes diplômés prêts à rentrer dans la vie active. Concernant l’association des anciens, qu’elle permette aux anciens de partager leurs expériences plus ou moins longues avec les étudiants et les jeunes diplômés. Aujourd’hui le réseau est un atout essentiel dans le monde professionnel, il n’y a pas besoin de le rappeler. L’école est le premier lieu où nous pouvons construire notre réseau et nous en servir, donc n’hésitons pas ! Ce serait dommage de s’en priver.
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Maryline CUILLIER (Promo 2005, Paris) : Au cœur du vignoble Champenois
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Maryline CUILLIER (Promo 2005, Paris) a commencé sa carrière dans le secteur bancaire avant de partir vivre au Canada où elle revient à ses premiers amours, le secteur viticole. De retour en France, elle met sa passion du vin au service de la maison familiale pour développer les exportations du Champagne Cuillier Père & Fils. Elle suit en parallèle une formation continue d'œnologie et essaie de transmettre au quotidien, en France comme à l'étranger, son amour du terroir et des cépages, base du vin. Elle a d'ailleurs participé récemment à la soirée Networking 2AI. Bref, dans la famille Cuillier Père & Fils, demandez la fille ! 
2AI : Bonjour Maryline, vous êtes une ancienne de Paris, Promo 2005 en SUP et vous êtes aujourd'hui Responsable Export de la Maison de Champagne Cuillier Père & Fils.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours depuis la sortie de l'ISEG ?
Maryline CUILLIER : A la sortie l’ISEG, j’ai directement été recrutée par la Société Générale où j’avais réalisé mon stage de fin d’étude. J’ai accepté car je savais que plus de la moitié de leur effectif se situait à l’étranger. J’avais donc mentionné dès le départ mon souhait de partir. Après 18 mois de poste en tant que conseiller clientèle "Bonne Gamme Patrimoniale", j’ai été promue cadre. Etape importante pour l’expatriation. Mais j’ai vite compris que ma Direction ne souhaitait pas se séparer de moi après m’avoir formé, et que j’allais rester coincé en région parisienne encore quelques temps.
Sur les conseils d’une amie (ancienne Iségienne) vivant au Canada, j’ai donc fait une demande de Visa, que j’ai obtenu rapidement. Après 2 ans et demi à la Société Générale, j’ai donc démissionné pour partir vers de nouvelles aventures.
J’ai posé mes valises dans la péninsule du Niagara, au Sud de Toronto. Après plusieurs mois de petits jobs et de nombreux CV transmis, un vignoble local m’a contacté pour m’offrir un poste pour faire les vendanges. Ce qui me tenait à cœur car issue d’une famille viticole, je fais les vendanges depuis ma naissance pour ainsi dire. Ce qui devait être un poste saisonnier de huit semaines s’est au final transformé en emploi pour sept mois. Le manque de connaissance n’étant pas un problème en Amérique du Nord, ma passion et ma curiosité m’ont suffi pour trouver ma place et j’ai pu assister et participer à toutes les étapes de l’élaboration du vin.
De retour en France à la fin de mon visa, mes parents m’ont alors proposé de travailler avec eux pour développer les exportations de notre Champagne. Ayant réalisé pour eux trois salons durant mon année au Canada, j’ai décidé de relever le challenge. Afin de mieux maitriser mon produit, j’ai suivi en parallèle une formation continue d’œnologie à l’Université de la Vigne et du Vin de Dijon.
2AI : Pourriez-vous nous présenter votre métier au quotidien au sein de la Maison de Champagne Cuillier? Est-ce que vous voyagez beaucoup ?
Maryline CUILLIER : Mon rôle principal est de développer notre clientèle à l’export. Ayant fait le choix de travailler avec Ubifrance et les missions économiques après des premiers salons réalisés au Canada, nous poursuivons les démarchages avec leur aide. Cela consiste à être présent dans un maximum d’événements organisés par leur soin, que ce soit dans des salons vins et spiritueux ou en tant que sponsor dans d’autres salons axés sur l'alimentation français. Grace à leurs conseils, nous avons pu obtenir des subventions de la région Champagne Ardenne et de la Coface. Ce qui nous permet de multiplier les opérations à moindre coût.
Aujourd’hui, grâce à ces déplacements et aux nombreux d’intervenants rencontrés, nous avons pu mettre en place des contrats de représentation avec des agents commerciaux au Québec, dans l’Ontario et en Colombie Britannique pour le Canada. D’ici la fin de l’été, nous devons aussi signer un contrat avec un distributeur en Californie. En ce qui concerne l’Europe, nous accentuons nos interventions en Belgique et aux Pays-Bas où nous avons déjà de nombreux clients. Le Royaume Uni et l’Allemagne étant nos prochaines cibles pour la période 2010-2011.
Cela passe par le développement de la communication et la multiplication de la visibilité de notre marque : présentation des Champagnes à différents concours des vins, mise à jour régulière du site Internet (outil de communication numéro 1 avec nos clients étrangers), référencement dans de nombreux guides touristiques…
La Maison Champagne Cuillier Père & Fils étant une entreprise de moyenne taille en Champagne (élaboration d’environ 60 000 bouteilles par an), j’assure aussi sur place la réception clientèle, la préparation des commandes, et le management de l’équipe de cueilleurs pendant les vendanges.
2AI : On parle beaucoup de la crise dans le secteur des vins et spiritueux, est-ce aussi le cas pour le champagne ?
Maryline CUILLIER : Il faut déjà bien différencier la crise du secteur des vins et spiritueux, et la crise économique des derniers mois. En effet, le Champagne a été plutôt épargné par la crise des vins et spiritueux. Depuis l’an 2000, les ventes de Champagne n’ont fait que croitre. Cette croissance durable est le résultat de plusieurs facteurs : l’image sensationnelle du produit, entretenue par un travail rigoureux et drastique du CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne) sur la qualité du produit et la défense de l’appellation dans le monde ; la puissance et le budget marketing des grandes maisons ; et surtout grâce à un ajustement constant de l’offre à la demande par les institutions du Champagne, tel que la limitation annuelle du rendement, des plantations, du blocage et déblocage des vins.
Mais fin 2008, les premiers signes de la crise économique mondiale sont apparus. Les ventes de l’année n’ont pas progressé pour la première fois en 8 ans. Certes 2007 avait été exceptionnelle, mais c’est surtout en 2009 que la crise s’est fait sentir en Champagne. La baisse du pouvoir d’achat, la diminution des expéditions, le taux de change… autant de facteurs qui ont contribué à la baisse globale des ventes. Si les grandes Maisons en ont beaucoup souffert, les vignerons eux ont moins ressentis cette crise. Cela s’explique par le nombre important de petits clients de ces producteurs, mais surtout par le fait que les clients des grandes maisons qui achetaient une bouteille à 30€ ont été heureux de découvrir un champagne tout aussi qualitatif chez le vigneron à prix deux fois moins important.
2AI : Présentez-nous en quelques mots vos produits phares.
Maryline CUILLIER : Aujourd’hui, nous misons beaucoup sur deux de nos produits : Le Brut Sélection et la Grande Réserve.
Le Brut Sélection, tout en étant notre entrée de gamme, a obtenu 1 étoile au guide Hachette des vins en 2009 et 2 étoiles en 2010. Champagne a forte dominante de Pinot Noir (60%), cette cuvée révèle des notes de fruits rouges, de noyaux de cerises. La tenue en bouche est ample et équilibrée. Idéal en apéritif, le Brut Sélection se marie très bien aussi à des entrées de poisson telles que le saumon ou le thon rouge, ainsi qu’avec le magret de canard.
La Grande Réserve, cuvée haut de gamme de la maison, est notre champagne le plus intéressant pour travailler avec les sommeliers et restaurateurs. De par sa complexité aromatique dû à l’assemblage des 3 cépages Champenois en proportions égales (Pinot Noir, Pinot Meunier et Chardonnay), c’est définitivement un Champagne de repas. Avec des touches plus lactées, beurrées apportées par le Chardonnay, il pourra être servi sur des plats de viandes blanches ou poissons blancs avec une sauce à base de crème.
2AI : Quels sont les marchés sur lesquels vous intervenez et quels sont les produits que vous exportez le plus ?
Maryline CUILLIER : La France représente aujourd’hui 80% de notre chiffre d’affaire. L’export est dominé par la Belgique, suivi par le Canada, l’Espagne et l’Italie. Que ce soit en France ou dans les autres pays, notre meilleur atout reste le bouche à oreille !
Quant aux produits que nous exportons le plus, il n’y en a pas. D’un pays à l’autre, les goûts des consommateurs sont totalement différents !! En fait, c’est plutôt l’éducation des consommateurs qui est totalement différente. Les Belges et les Canadiens qui sont très connaisseurs en vins s’orientent facilement vers des champagnes qui peuvent se boire durant un repas. Alors que les Italiens, tout comme les français, restent sur des champagnes à boire principalement à l’apéritif.
2AI : Vos coups de cœur dans ce métier ?
Maryline CUILLIER : Ce que j’apprécie le plus, c’est la rencontre avec d’autres viticulteurs lors des salons. Il faut savoir que peu de domaines viticoles, toutes régions confondues, se lancent à l’export, et surtout le grand export. Longtemps dominé par les grandes maisons, de plus en plus de ‘petits’ viticulteurs tentent leur chance sur ces marchés, avec une passion que les commerciaux des grandes marques n’ont pas. Et cette passion est partagée avec les dégustateurs que nous rencontrons. En France, on trouve encore beaucoup de personnes se présentant aux salons juste pour boire à l’œil… A l’étranger, les visiteurs des salons en savent souvent plus que nous sur les vins ! On peut parler des heures avec eux, sans qu’ils ne boivent une goutte, juste pour le plaisir d’échanger sur une passion commune.
J’ai même vu le Winemaker du domaine dans lequel je travaillais au Canada signer des bouteilles comme une rock star ! Chose inimaginable en France, où les consommateurs ont encore une vision assez négative du métier.
2AI : Comment vous projetez-vous dans l'avenir ?
Maryline CUILLIER : Le monde du vin est vaste !! En septembre prochain, j’ai la chance de pouvoir aller faire les vendanges quelques semaines en Bourgogne. Juste avant que la récolte ne commence en Champagne.
J’espère ensuite pouvoir continuer à découvrir les vins du nouveau monde, en y faisant les vendanges aussi. Notamment dans les pays producteurs de l’hémisphère Sud, les vendanges étant de mars à avril, période où l’activité est plus calme pour nous en Champagne.
Mais mon plus gros challenge va être d’essayer d’éduquer les français au vin. Beaucoup de français boivent du vin régulièrement, mais sans rien savoir de ce qu’ils ont dans leur bouteille. Lors d’une dégustation à l’aveugle l’été dernier, une personne qui avait un vin rouge dans son verre m’a dit que c’était du Chardonnay… L’offre française est ainsi faite que les consommateurs connaissent les régions, les AOC, mais pas les cépages, base du vin. Plus on démocratisera le vin, plus on en parlera simplement, plus on aidera les régions viticoles françaises à sortir de la crise.
2AI : Qu'attendez-vous de l'association des Anciens ?
Maryline CUILLIER : Je sais que beaucoup d’anciens de ma promo se sont installés à travers le monde. Et j’imagine qu’il en est de même avec les autres promos. Pour notre domaine qui est en phase de développement à l’export, j’espère que l’association des Anciens va pouvoir m’aider à me mettre en relation avec ces expatriés. Tous les contacts sont intéressants, que cela nous apporte des informations sur les législations locales ou un futur client.
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Camille JOURDAIN (Promotion 2009, Lille) : Consultant e-business et Community Manager pour C2 B Interactive
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2AI : Quelles sont vos missions chez C2B Interactive ?
Camille JOURDAIN : Je suis à la fois consultant e- business et Community Manager .J'ai donc une double casquette au sein de l'agence. Tout d'abord je travaille sur la partie avant-vente qui consiste à répondre aux appels d'offres et proposer des stratégies adaptées aux besoins des entreprises. Mais je suis également en charge du pôle web social, pôle qui n’existait pas à mon arrivée en novembre dernier. Créer une nouvelle activité est vraiment intéressant, et ça l’est encore plus s’il s’agit d’un domaine qui nous passionne.
Quelques mots sur C2b interactive: C’est une agence spécialisée en création de site e-commerce avec la solution Open Source Magento mais aussi en création de sites institutionnels, e-marketing, en création de trafic, search marketing, affiliation, liens sponsorisés, emailing, jeux concours, blogs et aujourd’hui en réseaux sociaux et community management… C2b interactive est l’agence web du groupe C2B, plus de 800 annonceurs et 65 000 partenaires lui font confiance partout dans le monde. Créé en 2004, il est aujourd’hui un acteur incontournable du E-Business en France et à l’international, Allemagne, UK, Italie, Espagne, Brésil…
En savoir plus sur l’agence :
http://www.c2b-interactive.com/ Et découvrez son actualité sur Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Agence-C2B-Interactive/247401044416
Mes missions en community management sont les suivantes :
J’analyse les communautés existantes en identifiant les internautes qui les composent, en essayant de comprendre leurs modes de communication, leurs attentes...
Je conseille et j’accompagne les entreprises dans la mise en place de leurs stratégies « sociales ». Quel positionnement sur les médias sociaux ? Comment être présent sur les réseaux ? Comment prendre la parole ? Comment dialoguer avec les internautes ? Quels outils utiliser ?
Une partie importante du job consiste à animer ces communautés : écouter, échanger, impliquer, promouvoir, modérer, publier des contenus (Content management), à savoir des post, des tweet, des jeux concours, des applications, des vidéos virales, des mises à jour de status Facebook…
Mesurer le travail effectué est un aspect essentiel dans la mesure où les entreprises ont besoin de connaître l’impact de leurs investissements, le fameux ROI, c’est pourquoi je réalise des analyses qualitatives et quantitatives régulières, présentées sous la forme de tableaux de bords.
Enfin, comme pour tous types de missions en agence, je dois prospecter et convaincre les entreprises de faire appel à C2b interactive pour leurs stratégies Web Social.
2AI : Le métier de Community Manager est actuellement en pleine expansion au sein des entreprises. Dans quels buts les entreprises utilisent les réseaux sociaux ? ( image de marque, recrutement, publicité..)
Camille JOURDAIN : Le Community Manager, c’est la version 2.0 du webmaster. Véritable ambassadeur d’une entreprise sur le web, c’est un influenceur qui sait communiquer. Au quotidien, il fait de la veille en ligne, identifie les communautés et mesure leur influence. Il écoute, entre en conversation avec les internautes et anime des discussions sur la marque, soit en interne sur un forum ou un blog d’entreprise, soit en externe sur les réseaux, notamment Facebook et Twitter, sur les forums, les blogs.
C’est un "nouveau" métier qui comporte plusieurs dimensions : Diffusion, le community manager est le porte parole de la marque en externe. Feedbacks, il est le porte parole des utilisateurs en interne. Liens, c’est un créateur de lien entre la marque et les utilisateurs via les réseaux sociaux.
Le CM développe la connaissance de la marque au sein des différentes communautés du web en postant des commentaires sur les blogs, en créant une page ou un groupe Facebook, un compte twitter, un groupe MySpace, une page Linked In, une vidéo sur YouTube, une présentation sur SlideShare.
A la question : « Les entreprises doivent-elles s’intéresser au community management ? » Je répondrais évidemment un grand OUI. Recruter en interne ? Passer par une agence ? La combinaison idéale serait de recruter un community manager junior en interne, un stagiaire passionné par le web et les réseaux sociaux, et faire appel à une agence spécialisée pour mettre en place la stratégie communautaire et manager le projet.
Le community manager junior interne pourra alors mettre en œuvre la stratégie préconisée par l’agence, réaliser une veille et un suivi des problématiques de la marque. Il sera formé par le CM agence sur les aspects suivants : veille sur les tendances du web, stratégie d’animation et de modération de la communauté, production des contenus et reporting. L’expérience du community manager agence lui permet de conseiller sur la stratégie et de la piloter, il saura également anticiper et gérer les badbuzz.
Les entreprises commencent à prendre conscience de l’importance du community management pour leurs images de marque, ce qui représente une réelle opportunité pour les agences.
2AI : Quelles qualités faut-il pour être Community Manager ? Plus tendre vers un profil « com » ou profil « Geek » ?
Camille JOURDAIN : Les community manager ont des formations marketing/communication ou de journalistes. En ce qui concerne les profils geek, ils sont issus de tous les types de formations. En effet, un geek est un passionné d’ordinateurs et de beaux joujoux high tech… De nombreux geeks ont des formations en marketing même si la plupart sont des spécialistes de l’informatique !
Un bon community manager, c’est un créateur de communauté, un animateur, un spécialiste de la communication, un diplomate, un ambassadeur, un rédacteur, un stimulateur d’échange, il sera donc plutôt marketeur qu’informaticien !
Un profil du programme ISEG EXECUTIVE de l'ISEG aura toutes les cartes en main pour réussir dans ce milieu s’il est passionné par le web et s’il s’en donne les moyens. J’en profite pour remercier l’ISEG et tous les intervenants pour les connaissances transmises pendant mes 5 années d’études, ainsi que les entreprises qui m’ont accueilli pour des stages toujours très formateurs.
2AI : Quel est votre projet professionnel à moyen terme ?
Camille JOURDAIN : Travailler au sein de l’agence C2b interactive est une expérience très enrichissante, tant sur le plan humain que professionnel. J’aimerais continuer à développer le pôle Web Social car c’est vraiment un domaine qui évolue sans cesse et que j’affectionne particulièrement.