| Jean-François PIERI (Promo 2009 Lyon) « Interactive Marketing Manager » |
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Jean-François, bonjour vous venez de terminer votre 5e année et de remettre votre mémoire de MBA, comment s’est passée cette année Paris/New York ?
I have to confess : MISS NYC so much !!!
Toute plaisanterie mise à part ce fut une année superbe à tout point de vue, étude, nouvelles amitiés et bien évidemment New York. Concernant les études, j’aimerai commencer par deux conseils :
- lors de la première partie de l’année à Paris, il est très difficile de concilier travail ISEG et vie de stagiaire. Pour ma part j’ai dû concilier les deux et même si le stage vous apportera toujours quelque chose, le travail à Paris est très prenant. Par ailleurs, si comme moi, vous n’avez pas la chance de trouver un logement sur Paris pour cette première partie de l’année, vous allez vite être épuisé par les allers-retours…
- le deuxième de mes conseils concerne New York, il faut faire attention à la méthode de travail « à l’américaine ». En effet elle est bien différente et en de nombreux points. Par exemple, lorsque vous devez réviser un livre pour un examen, il ne s’agit pas de connaître uniquement ce qui a été couvert en cours mais bien tous les détails de celui-ci. Mais de ce côté, je vous rassure les professeurs sont là pour vous aider. Concernant New York, cela a été au delà de mes espérances … et ce malgré les « galères » du début, qui je crois sont inhérentes à tout déplacement de ce type. Concernant le logement, même si il est vrai que cela reste cher sur Manhattan, vous pouvez trouver de très bons plans sur Brooklyn (notamment sur Bedford)
Vous êtes aujourd’hui « Interactive Marketing Manager » pour la société CLEVERDIS, Pouvez-vous nous parler un peu de vos missions au quotidien et de vos clients ?
Je travaille effectivement pour la société Cleverdis en tant que Interactive Marketing Manager, cependant avant de vous détailler mon poste, permettez moi de faire un petit historique. En effet, Cleverdis n’est pas pour moi une « nouvelle » société. C’est lors de mon stage de troisième année que l’aventure Cleverdis a débuté. En tant que stagiaire marketing et commerciale. J’ai ainsi découvert cette entreprise complètement internationale (92% de son CA annuel est réalisé en dehors du territoire français) leader sur le marché de l’ « information intelligence » dans le domaine des nouvelles technologies. Cleverdis réalise des publications dédiées à l’information et à l’éducation des marchés des nouvelles technologies
Depuis quelques années, son Président cherche à diversifier son offre en se positionnant vers de nouveaux médias innovants, une des clés du succès de l’entreprise : les Guides Cleverdis.
J’interviens, très spécifiquement sur l’un de nos axes de développement : Internet et les nouveaux médias, avec un leitmotiv fort : Internet ne doit pas simplement être une vitrine mais doit correspondre à un réel levier de création de CA.
Concernant nos clients je dirais qu’ils se divisent en deux grandes catégories :
- les premiers (les grands comptes) (Panasonic, Samsung, SONY…) pour qui le web va représenter un nouveau vecteur de communication
- les autres (plus petits et nouveaux entrants) avec qui nous allons pouvoir « automatiser le commercial »
L’internet représente de ce côté un énorme avantage (surtout dans le métier de l’édition et du média) celui de et ainsi réduire considérablement les coûts liés à la production.
Et c’est entre autre sur cette mission particulière que réside l’objectif principal de mon équipe et de moi-même : augmenter le CA et diminuer au maximum les charges.
Concrètement nous sommes en train de créer des sites Internet qui seront les pendants électroniques des publications actuelles comme par exemple : (SMARTreport)
Ce qui permettra une automatisation accrue de la commercialisation à travers des produits classiques (comme la publicité) mais aussi plus interactifs (comme les pages « directory »).
Concernant l’organisation humaine de ce projet, je travaille avec trois autres personnes : une directrice artistique, un informaticien et un responsable bases de données. Mon rôle est d’assurer la coordination de cette équipe ainsi que l’ensemble des aspects stratégiques opérationnels et marketing.
Vous venez de nous envoyer une offre de stage, que pensez-vous du réseau Iseg et des réseaux sociaux en général?
Il est vrai que je viens de vous faire parvenir une offre de stage (qui je l’espère fera un heureux !), pour ma part, je pense qu’après avoir passé cinq de ma vie dans un établissement comme l’ISEG, il est important de rentabiliser les liens que j’ai pu créer mais aussi de faire profiter les nouveaux étudiants. Car, chers étudiants, on a souvent dû vous dire (et vous répéter) combien il est important de vous créer un carnet d’adresse. Vous avez d’ores et déjà accès à une immense base de contacts (étudiants, stages, professeurs, etc..). Par ailleurs, je vous invite à ne pas négliger l’ensemble des outils à votre disposition, notamment sur Internet. J’attire cependant votre attention sur le danger d’une utilisation maladroite de ces réseaux sociaux, comme par notamment Facebook. C’est évidemment un outil formidable, mais qui doit être utilisé avec beaucoup de précautions (bloquer votre profil au visiteur lambda, éviter d’entrer en contact avec votre entourage professionnel, surtout si votre profil Facebook contient des données sensibles …)
Si vous deviez donner un conseil aux jeunes de l’Iseg Lyon concernant leur futur professionnel?
Ce type de question est assez difficile, alors si vous me le permettez je vais en donner deux :
- Ne jamais se sous estimer, mais toujours garder à l’esprit que les personnes plus expérimentées ont toujours quelque chose à nous apprendre
- « The willingness to take risks, succeed at them sometimes, but accepting and learning from failure is key to building confidence. » Anthiny Tjan (citation qui ne quitte pas le bureau de mon ordinateur)
Selon vous, quels seront les marchés porteurs, les opportunités à saisir pour les jeunes diplômés dans les années à venir ?Nous venons de traverser une crise profonde qui selon moi va permettre de changer la vision du business, c’est à dire un business ou l’homme et sa capacité à innover va redevenir le centre des préoccupations.
Voilà pourquoi mon premier conseil est d’abord et avant tout de choisir un métier où l’on se sent bien et dans un secteur que l’on apprécie. Car rien n’est plus improductif que de venir travailler dans un environnement que nous n’aimons pas.
Par ailleurs, et en étant plus terre à terre, je pense que l’Internet reste l’un des vecteurs de croissance les plus importants aujourd’hui et notamment grâce à l’envolé de l’Internet mobile. Nos sociétés occidentales raffolent de ces informations accessibles de n’importe où et à n’importe quel moment.
Le mot de la fin et en deux réponses
1) Vous aimez : mon iPhone ! (c’est un formidable outil)
2) vous n'aimez pas : le manque de franchise
Merci Jean-François !