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Guillaume CAILLET (1997, Toulouse) : Oser se lancer sans penser à son confort !
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2AI : Bonjour Guillaume, vous avez travaille 10 ans aux USA, ensuite à Hong Kong et actuellement vous avez repris vos études à l'Université. Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots votre parcours depuis l'ISEG ?
Guillaume Caillet : Dès la fin de mes études ISEG Programme SUP (ndlr. en 1997 la 5e année à New York et le MBA n'existaient pas encore), je suis parti à New York dans le cadre d'un stage de fin d'études qui s'est transformé en job après trois mois. J'étais alors nommé "East Coast Sales Manager" pour un importateur de produits alimentaires européens. J'ai ensuite travaillé pour un distributeur de boissons non-alcoolisés américain pendant quatre ans, toujours à New York. J'étais alors "On Premise Sales Manager". J'ai créé, puis géré une entreprise "high tech" pendant deux ans avant de prendre la direction d'un cabinet de conseil appartenant à une banque française. Après 10 ans aux USA, dont 4 ans au sein de mon dernier poste, je suis parti en Asie diriger la filiale chinoise de ce cabinet de conseil, puis j'ai pris la direction Asie. Je viens de quitter ce groupe pour reprendre les études et lancer en parallèle ma propre entreprise de conseil.
2AI : Quel programme suivez-vous à l'Université de Columbia et quel effet cela fait-il de retourner sur les bancs de l'Université ?
G.C.: J'ai la chance d'avoir intégré le
"GLOBAL ASIA EXECUTIVE MBA" organisé en partenariat entre
Columbia, la London Business School et la Hong Kong University.
Reprendre les études après 13 ans est une aventure très enrichissante qui permet de s'appuyer sur son expérience professionnelle pour mieux intégrer les notions qui peuvent sembler trop abstraites à l'école. Je le conseille vivement, bien que cela exige du travail et des efforts différents de ceux pratiqués dans l'entreprise. Il faut se ré-adapter aux devoirs, examens, mais cela apporte aussi un vrai stimulus intellectuel.
2AI : Comment vivez-vous votre expatriation ... faites vous souvent des aller/retour avec la France ?
G.C.: J'habite depuis 13 ans à l'étranger, je ne suis pas expatrié, mais en contrat local. Je suis rentré souvent en France, en moyenne six fois par an. Certaines années, je ne rentrais qu'une fois, surtout à mes débuts dans une entreprise américaine où les vacances n'existaient pas pour les nouveaux entrants. Mon bilan carbone depuis n'est pas très bon ;-)...
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AI : Quels sont vos coups de coeur dans votre vie d'expatrié ?
G.C.: J'ai enormément voyagé et j'ai beaucoup de souvenirs heureux en mémoire, surtout des rencontres avec des gens, que ce soit dans le cadre des affaires ou de voyages "détente". D'autres moins heureux comme la chute des Twin Towers alors que je me tenais à quelques centaines de mètres de là...
2AI : Avez-vous des projet à moyen terme ?
G.C.: J'aime entreprendre, j'ai des projets de création d'entreprise, mais j'ai appris à ne pas me disperser et ma priorité à court terme restent mes études.
2AI : Un conseil pour les jeunes diplômés qui souhaiteraient faire carrière à l'international ?
G.C.: Oser se lancer sans penser à son confort, accepter de commencer en bas de l'échelle malgré son diplôme. Contrairement à la France, les progressions ici sont rapides au sein de l'entreprise et l'effort consenti au début est vite amorti. Ne pas avoir peur d'un echèc, car l'echèc peut s'avérer être très bénéfique !
2AI : Un souvenir marquant/insolite de vos années ISEG ?
G.C.: Le travail mené au sein de "L'ACTION JUNIOR" de l'
ISEG Toulouse pendant trois ans. J'ai eu la chance d'être membre, puis président, et ce fût une expérience incroyable dans la mesure où j'ai pris goût aux études par cette pratique associative. J'ai vite compris le sens du contenu de notre formation.
2AI : Qu'attendez-vous de l'association des anciens ?
G.C.: Le networking est essentiel au niveau professionnel. J'ai regretté à l'époque le faible réseau des anciens et surtout du manque d'implication des membres. Aujourd'hui, cela a beaucoup changé et c'est une chance pour tous les Iségiens. Je suis disponible afin de donner quelques conseils aux plus jeunes, j'en tire une satisfaction si cela peut apporter un coup de pouce !